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Aberrations
du documentaliste
Ezéquiel Garcia-Romeu
Théâtre de la Massue
Menu :: Vidéo :: Présentation :: Photos :: Email
Aberrations du documentaliste
Présentation
Aberrations du Documentaliste a été créé au Théâtre Granit, Scène Nationale de Belfort en octobre 1998. Depuis sa création, ce spectacle a joué plus de 700 représentations ; entre autres lieux en France, il a été programmé au Festival d'Avignon 99, au Berliner Festspiele, au Carrefour International du Théâtre à Québec...
Avec ce spectacle nous combinions l'improbable et nous assistions émerveillés ou ahuris à la naissance d'un théâtre dont nous étions les premiers spectateurs. Conte théâtral, il met en scène un documentaliste égaré par son savoir, tentant de démêler le mystère de la création du monde.
Un acteur, Jacques Fornier, s'est prêté en premier à cette expérience : la marionnette et l'acteur sont ici deux pôles d'où se dégage un " rayonnement magnétique " devenant élément d'écriture. La scénographie est construite de telle sorte que les spectateurs sont invités à rentrer dans " le tableau " du spectacle. Seulement quarante spectateurs par séance et deux à trois séances par jour.
Notes d’intention
" A pas feutrés, le public est conduit au cœur d'une spirale où se dresse le décor, planté dans le silence et la quiétude. Un jeu d'ombres et de transparences révèle progressivement les rayonnages d'une bibliothèque : celle où s'enferme un documentaliste qui, à force d'accumulation de savoirs divers et variés, est convaincu de pouvoir résoudre l'énigme de l'univers. Cette bibliothèque comprend diverses pièces secrètes, inaccessibles, à peine visibles. Chaque recoin est un monde qui se dévoile. Les couloirs sinueux, les coursives poussiéreuses et dorées nous invitent à un voyage dans le territoire imaginaire de ce personnage. Ses lectures sont aberrantes, illogiques, un amalgame de textes scientifiques et poétiques, dramatiques et politiques. Progressivement émerge un phénomène étrange : ces histoires chaotiques, par le biais d'un pouvoir mystérieux, se matérialisent en un rêve fantastique d'une création du monde aux multiples ratés.
Les spectateurs, en nombre limité, sont réunis telle une assemblée d'initiés, dont le privilège serait de partager un grand secret. La proximité avec l'acteur
et la vie des objets conduisent à une projection dans l'infime. Souffles, frémissements, gestes minuscules construisent un nouveau monde onirique, peuplé de fantasmagories. Les marionnettes en sont les différentes créatures ; en faisant voir, comme en astronomie, les choses où elles ne sont pas, elles apparaissent et disparaissent au gré des délires de ce fabuleux documentaliste qui, au centre de la représentation, manipule les objets de la vie et de la mort, de l'amour, de la distance des astres, de la forme de l'univers … "
Ezéquiel Garcia-Romeu et François Tomsu
Historique des représentations
2010
Tel Aviv, Israel : Clipa Theatre Festival
2009
Aubervilliers, France : Théâtre de la Commune, CDN d'Aubervilliers
Nancy, France : La Manufacture, CDN de Nancy
2007
Dijon : Théâtre de Bourgogne, Centre Dramatique National
2006
Lyon : Théâtre des Célestins
Gap : Scène Nationale
Sao José do Rio Preto, Brésil : Festival International de Teatro
Sao Paulo, Brésil : Centre culturel Français
2005
Paris : Le Grand Parquet
Carros : Forum Culturel, Salle Juliette Greco
2004
Lille : Lille 2004, Maison Folie de Moulins
2003
Gand (Belgique): Festival de Théâtre
Valencia (Espagne): Mostra de Titelles, Festival de Marionnettes
2002
Châteauroux : Equinoxe, Scène Nationale
Bochum (Allemagne) : Prinz Regent Theater
Erfurt (Allemagne) : Drama Theater, Schauspiethaus
Cannes : Festival International de Marionnettes
Barcelona : Institut del Teatre, Teatre Lliure
2001
Angoulême : Scène Nationale
Prague : Institut Français
Varsovie : Institut Français
Pont à Mousson : Festival La Mousson d'Eté
Belfort : Théâtre Granit, Scène Nationale
Hérouville Saint-Clair : CDN, Direction Eric Lacascade
Kristiansand (Norvège) : Theatre SAS Radisson
2000
Londres : International Mime Festival
Nice : CDN Théâtre de Nice, Direction Jacques Weber
Modena (Italie) : Emilia Romagna Teatro
Udine (Italie) : Centro Cervizi e spectiacolli
Marne la Vallée : Noisiel, La Ferme du Buisson
Saint-André de la Réunion, Centre d'intervention culturelle
Villeneuve d'Asq : La Rose des Vents, Scène Nationale
Colmar : CDR La Manufacture
Québec : Festival Carrefour International de Théâtre
Amiens : Maison de la Culture
Bruxelles : Festival Les Estivales
Dublin : Theatre Festival
Berlin : Festival Berliner Festspiele Theaterwelte
1999
Lure (70) : Auditorium
Béthoncourt (25) : L'Arche, Scène conventionnée
Audincourt (25) : MJC du Centre
Héricourt (70) : Médiathèque
Calais : Scène Nationale
Paris : Théâtre National de l'Odéon,La Cabane
Fécamp : Scène Nationale, Festival Les Déferlantes
Lons le Saunier : Théâtre, Scènes du Jura
Avignon : Programmation Officielle du Festival 99
Givors : Théâtre Les Saisons
Chalon sur Saône : Espace des Arts, Scène Nationale
Besançon - Hôtel de Région, Grand Salon de Grammont
Tunis : Institut Français
Le Mans : Théâtre Municipal
1998
Belfort : Création au Théâtre Granit, Scène Nationale
Cannes : Festival International de Marionnettes
Besançon : CDN, Direction Michel Dubois
Distribution
Mise en scène, Scénographie, Ecriture
Ezéquiel GARCIA-ROMEU et François TOMSU
Avec
Jacques FORNIER
Manipulation
Ezéquiel GARCIA-ROMEU et François TOMSU
(En alternance : Pascale PINAMONTI)
Coproduction
Compagnie Ezéquiel Garcia-Romeu - Théâtre de la Massue
Théâtre Granit - Scène Nationale de Belfort
Nouveau Théâtre de Besançon - Centre Dramatique National
Théâtre de Nice - Centre Dramatique National
L'Arche de Béthoncourt - Scène conventionnée pour l'enfance et la jeunesse
Théâtre de Lons le Saunier - Scènes du Jura
Le Chanel - Scène Nationale de Calais
Avec la participation de La Direction Régionale des Affaires Culturelles de Franche-Comté
Administration de production
Karinne MERAUD
Tél. : 06 11 71 57 06
Biographies
Ezéquiel Garcia-Romeu
Metteur en scène - Dramaturge - Scénographe
46 rue Bonaparte, 06300 Nice. Tél. 07 70 00 75 40
Email
Né en 1961 à Buenos - Aires
Nationalité française. Bilingue, français – espagnol. Langues parlées : italien. Notions d’anglais et portugais.
Directeur artistique de la compagnie Théâtre de la Massue, Compagnie conventionnée par la DRAC PACA. Soutenue par La Région et le Département des Alpes-Maritimes et la Ville de Nice.
Après des études de guitare classique au conservatoire de Nice, et un diplôme de fin d’études, Ezéquiel Garcia-Romeu crée en 1985 sa compagnie où il exercera ses premières expériences de création. En 1990 il se forme à la mise en scène avec Jean Pierre Vincent.
Après des études de guitare classique au conservatoire de Nice, et un diplôme de fin d’études, Ezéquiel Garcia-Romeu crée en 1985 sa compagnie où il exercera ses premières expériences de création. En 1990 il se forme à la mise en scène avec Jean Pierre Vincent.
Son identité artistique
Auteur de ses propres spectacles, Ezéquiel Garcia-Romeu participe activement à l’exploration de formes nouvelles, situées à la croisée de plusieurs disciplines, et à leur reconnaissance, par le monde du théâtre et ses institutions. Adaptation d’œuvres littéraires, rénovation des classiques et des contemporains, art de la marionnette, scénographie et nouvelles technologies…, aujourd’hui, ces tendances ont trouvé toute leur place dans l’univers du spectacle vivant.
Adaptation d’oeuvres littéraires, rénovation des classiques et des contemporains, art de la marionnette, scénographie et nouvelles technologies…, aujourd’hui, ces tendances ont trouvé toute leur place dans l’univers du spectacle vivant.
Opéra
De 1987 à 2007, il met en scène des opéras pour enfants, dans le cadre des rencontres de chorales pour enfants, projet d’une grande envergure pédagogique et artistique soutenue par le département des Alpes-Maritimes, l’orchestre de Cannes dirigée par Philippe Bender et Alain Joutard : Marcel Landowski, Angélique Ionatos, John Appelton, Daniel Mesguisch, partageront successivement un même espace de création avec ces enfants, mis en scène par Ezéquiel Garcia-Romeu.
Théâtre
En 1998 il coécrit et met en scène avec François Tomsu Aberrations du Documentaliste dont l’interprète est Jacques Fornier, spectacle au 760 représentations ; le succès qu’il rencontre au Festival In d’Avignon, lui fait parcourir le monde et la France. Suivent de nombreuses créations, Micromégas, Ubu Roi, La méridienne, Métamorphoses, Anagrammes pour Faust, Opium… éveillant intérêt et enthousiasme, affirmant le goût d’Ezéquiel Garcia-Romeu pour la rencontre avec le public, encourageant son esprit de recherche. Dès lors, ses spectacles sont programmés au Théâtre National de Chaillot, à l’Odéon, au Théâtre de la Commune, à l’Auditorium du Musée d’Orsay…
Dès lors, ses spectacles sont programmés au Théâtre National de Chaillot, à l’Odéon, au Théâtre de la Commune, à l’Auditorium du Musée d’Orsay…
En 2003, lauréat de la Villa Médicis Hors les Murs, il est invité à la Caserne d’Alousie de Robert Lepage pour créer un laboratoire d’art dramatique lié aux nouvelles technologies.
Son esthétique explore des auteurs comme Voltaire, Jarry, Baudelaire, Valéry, Pessoa et fidélise autour de ses projets des comédiens comme Hervé Pierre, Mouss, Christophe Avril, Jacques Fornier… Il mettra en scène à l’automne 2011, en création au Théâtre de la Commune à Aubervilliers, Banquet Shakespeare, texte d’après les tragédies de Shakespeare, organisé par Laurent Caillon.
Son esthétique explore des auteurs comme Voltaire, Jarry, Baudelaire, Valéry, Pessoa et fidélise autour de ses projets des comédiens comme Hervé Pierre, Mouss, Christophe Avril, Jacques Fornier…
Il mettra en scène à l’automne 2011, en création au Théâtre de la Commune à Aubervilliers, Banquet Shakespeare, texte d’après les tragédies de Shakespeare, organisé par Laurent Caillon.
Ezéquiel Garcia-Romeu à été metteur en scène associé au Théâtre Granit-scène nationale de Belfort (1999-2003), au Théâtre de la Manufacture-Centre Dramatique National de Nancy (2007-2009).
Il est actuellement artiste associé au Théâtre de la Commune, centre Dramatique National d’Aubervilliers.
François Tomsu
Mise en scène - Scénographie - Costumes
François Tomsu suit des études de peinture à l'école des Beaux Arts de Besançon. Très tôt, il préfère à la toile de l'artiste le cadre de la scène comme terrain d'aventures, et c'est dans cet espace à trois dimensions que formes et couleurs donnent naissance à ses premiers costumes. Les rencontres déterminantes avec des metteurs en scène ou chorégraphes, parmi lesquels Jean-Luc Lagarce, Jacques Fornier, Denis Llorca ou Andy Degroat, confirmeront chez lui ce désir de concevoir pour la scène.
Par la suite il développera plus largement à travers la scénographie et la dramaturgie son langage visuel, dans un questionnement constant de l'image et de la représentation. L'espace devient alors ce lieu d'exploration où personnages, décors, costumes, objets insolites et constructions sommaires, composent de véritables "tableaux vivants".
François Tomsu participa à de nombreuses créations lyriques avec l'Ensemble Justiniana - Charlotte Nessi, de danse urbaine avec la Compagnie Accrorap et de théâtre avec notamment The Blackmoon Theatre Compagny - René Migliaccio aux Etats-Unis... Il travaille régulièrement avec la Compagnie Conduite Intérieure - Christian Chessa (théâtre) à Nîmes.
Il écrit et réalise en 1998 avec Ezéquiel Garcia-Romeu "Aberrations du Documentaliste". Après plusieurs centaines de représentations, ce spectacle qui avait connu un vif succès lors de sa programmation au Festival in d'Avignon en 1999, prolonge sa tournée en France et dans le monde...
Parallèlement il se forme à l'infographie 3D, en apprenant le maniement d'outils de modélisation et d'animation d'images de synthèse, ainsi qu'à la communication par le web.
Il créé en 2010 l'agence image-virtuelle.com où il conçoit et réalise de nombreux sites internet.
Jacques Fornier
Comédien
Comédien et metteur en scène à Paris, il s'installe en 1956 à la Montagne de Beaune (Bourgogne) et met en scène notamment les textes suivants: " La Mort Joyeuse " d' Evreinov, " L'Ours " de Tchekhov, " Feu la mère de Madame " de Georges Feydeau, " Soledad " de Colette Audry, " Huis Clos " de Sartre.
En 1957, il met en scène avec sa compagnie (comptant onze comédiens) " Légataire Universel " de Regnard, puis en 1958 " Les Deux Ogres " de Guillaume Kergoulay. Entre 1959 et 1967, l'Etat apporte son soutien à l'action de onze Troupes Permanentes qui vont bénéficier quelques années plus tard du statut de Centre Dramatique National. C'est le cas de la Compagnie de Jacques Fornier à Beaune qui devient avec le Théâtre de Bourgogne en 1960, Troupe Permanente, appelée à devenir le C.D.N. de Bourgogne basé depuis 1980 à Dijon.
De 1958 à 1970, il mettra en scène Molière (Le Médecin malgré lui -1959, Le Mariage forcé -1960, Les Fourberies de Scapin -1961, L'Avare -1961, Le Médecin malgré lui -1970) ; Beaumarchais (Le Barbier de Séville -1959), Marivaux (La Fausse Suivante -1960), Musset (Barberine -1960) ; J.-M. Synge (La Fontaine aux Saints -1960) ; Shakespeare (Jules César -1962) ; René de Obaldia (Edouard et Agrippine -1963) ; Robert Pinget (La Manivelle -1964) ; Guy Foissy (L'Entreprise -1966) ; Emile Mazaud (La Folle Journée -1967) et Georges Feydeau (Mais n 'te promène donc pas toute nue 1969). Sous sa direction de jeunes metteurs en scène (Jorge Lavelli, Jean-Pierre Vincent, ...) créeront leurs premiers spectacles.
En 1971, Jacques Fornier, à qui Alain Mergnat succédera, quitte la Bourgogne et fait escale à Strasbourg pendant un an pour assurer la direction du Théâtre National de Strasbourg. Après 1972, il séjourne à l'étranger pendant de nombreuses années, puis revient en France pour s'installer à nouveau en Bourgogne.
En 1998, Jacques Fornier joue dans Aberrations du Documentaliste, spectacle co-écrit et mis en scène par Ezéchiel Garcia-Romeu et François Tomsu.
Pascale Pinamonti
Marionnettiste
A la suite d'un cheminement artistique qui l'amène à pratiquer des expériences très diversifiées allant de la conception de décors, de costumes et de l'écriture de textes pour la jeunesse, Pascale Pinamonti réalise à partir de 1992, des spectacles de marionnettes pour le jeune public. Intéressée par cette période de l'enfance où le langage est encore en gestation, elle laisse place à un imaginaire sans contrainte, et elle élabore des thèmes touchant à l'universel. Depuis cette date, elle collabore avec d'autres compagnies à la réalisation de spectacles pour adultes et enfants. Elle participe à tous les spectacles d'Ezéquiel Garcia-Romeu pour la construction des marionnettes et la manipulation. Avec Ezéquiel Garcia-Romeu, elle créé Métamorphoses en 2006, un spectacle pour les touts petits.
Karinne Méraud
Administration
Karinne Méraud est administrateur du Grand Parquet depuis la création de ce nouveau lieu artistique et culturel à Paris, "Nouveaux Projets de la Ville de Paris".
Depuis 2000 elle est administrateur des compagnies "Ilotopie", "Footsbarn Travelling Théâtre", Redjep Mitrovitsa, François Michel Pesenti et Philippe Goyard, ainsi que de la Compagnie Ezéquiel Garcia-Romeu - Théâtre de la Massue, et également administratrice de production d'Ilka Schönbein pour " Mamans Fatales ".
Titulaire d'une Maîtrise de Création et Mise en Oeuvre de Projets Culturels à l'Université d'Aix-Marseille (" La création dramatique contemporaine : les tendances "), puis d'un DEA avec J.-F. Peyret (" Etude du rapport entre la transformation de la matière terre et le passage de la parole dans le corps de l'acteur ") et d'une Maîtrise d'Etudes Théâtrales (" Les enjeux du subventionnement du théâtre en France ") à l'Institut d'Etudes Théâtrales, Paris III, elle a été chargée d'administration et de production de 1993 à 2000 au Théâtre de l'Athénée - Théâtre Louis Jouvet et au Festival Paris Quartiers d'Eté (J. Jouanneau, Y. Duffas, Achille Tonic, M. Marquais, D. Mesguich, C. Stratz, N. Borgeaud, Y. Beaunesne, A. Milianti, Cie Castafiore, D. Larrieu, P. Caubère, K. Saporta, A. Arias, D. Mesguich, G. Tompa, J.-L. Lagarce, F. Berreur, P. Clevenot, A. Françon, M. Didym, M. Bozonnet, V. Novarina, J.-M. Villégier, P. Berling, O. Werner, S. Braunschweig, O. Werner, J. Rebotier).
Parallèlement à son activité d'administrateur, Karinne Méraud développe dans une démarche personnelle l'art de la sculpture et de la forge (travaux de sculpture et d'écriture sur l'approche d'une théorie artistique concernant le processus de création), elle créé et expose dans diverses galeries et espaces à Paris.
Ses travaux de théâtre l'ont également conduite récemment au montage de production des " Phèdres " de François Michel Pesenti à New York, Tokyo, Damas et Lljubljana ; au montage et suivi de la production et d'exploitation du spectacle " Roberto Zucco " mis en scène par Philippe Goyard au Nigéria (Lagos, Ibadan, Kiruna, Jos, Kano, Abuja, Port Harcourt, Ilorin), au suivi de la création de Valère Novarina " Le Jardin de Reconnaissance ". avec Agnès Sourdillon et Jean Quentin Châtelain, et de la reprise de " La Chair de l'Homme ".
Karinne Méraud a aussi été comédienne pour une pièce radiophonique de France Culture : " Pépites " d'Anita Van Belle, scénographe sur la création de Claude Esnault " la métamorphose " de Kafka et comédienne dans un atelier de théâtre en Arles suite à sa formation au Conservatoire d'Art Dramatique d'Agen.
Presse
LE MONDE
13 mars 1999
Petit théâtre métaphysique
Une isba monumentale enfoncée dans une dent creuse du quai de la Loire à Paris. Dans l'entrée, des tables dispensent les substances apéritives propres à donner l'élan nécessaire pour s'engager dans un labyrinthe de rideaux noirs. Au débouché, les spectateurs se retrouvent le nez collé à un grillage fin, dans la position d'insectes piégés par la lumière qui émane d'une bibliothèque où sont alignées une quarantaine de chaises face à un bureau. Le silence, traversé par les vibrations métropolitaines, souterraines, terrestres et aéronautiques, est bientôt brisé par le bruit, terrible, de la chute régulière d'une goutte d'eau.
D'une excroissance de tissu émerge un nez, puisant l'air, entre deux fumigations mentales. Un globe terrestre à la main gauche, le"documentaliste" a l'apparence d'un savant de convention, légèrement hébété. Il est question de création du monde, d'un fil insaisissable entre la vie et la mort, de lointaines généalogies. De sages vieillards barbichus, hauts comme le doigt, surgissent de tiroirs secrets comme pour tenter de comprendre les affres du solitaire. Leurs silhouettes envoûtantes et envoûteuses, de plus en plus petites, jusqu'à n'être plus que de simples dominos, portent le cauchemar du minuscule vers la perfection. Des mains apparaissent, brandissant billes, boules, balles, dans une physique amusante du globe, qui passe, avec les marionnettes, à la métaphysique, inquiétante comme les peintures des Carra ou De Chirico. Mains coupées, multipliées, bien réelles, dégainées comme un fer seront remisées dans une caresse de velours pour clore la visite, indispensable, du précieux cabinet de curiosités ouvert par François Tomsu et Ezéquiel Garcia-Romeu.
Jean-Louis PERRIER
LIBERATION
14 juillet 1999
Festival d'Avignon
Le cabinet des illusions
On traverse un labyrinthe de rideaux noirs, histoire de perdre tous ses repères, pour arriver face à une grande cage sertie d'un voile de gaze. On discerne dans la pénombre les rayonnages d'une bibliothèque, quelques rangées de chaises et le crâne chauve d'un archiviste en frac à sa table. On prend place à l'intérieur pour écouter celui qui se fait fort de résoudre devant nous toutes les énigmes de l'univers. Il mélange, dans une langue versant dans les ornières de la répétition et du babil, un charabia politico- mathématique filant tout droit sur d'aberrantes cosmogonies. Mais cette fausse parole déclenche des réelles fantasmagories. De sous le velours du bureau du fonctionnaire, surgissent de toutes petites personnes, marionnettes frémissantes de toutes les modulations de l'âme, qui apparaissent et disparaissent au gré des délires du démiurge débordé. On entre sans effort dans cette magie blanche et noire, grâce à la persuasion du documentaliste (Jacques Fornier, fascinant insidieux empathique) et grâce aussi à un art très fin de la manipulation, qui évite, par de subtils découpages, tout effet appuyé. Les séquences sont si fugitives qu'on se demande si on ne les a pas rêvées et on regrette d'autant que ce travail d'orfèvrerie soit dénaturé par un texte qui en rajoute dans l'imperfection du propos.
A. D.
LE FIGARO
20 juillet 1999
AVIGNON
Les miniatures d'Ezéquiel Garcia-Romeu
On entre dans le musée, on visite une première salle, où s'exposent de majestueux Joseph Vernet, puis on bifurque soudainement: on passe par une petite porte qui débouche sur un escalier, on descend les marches, et on aboutit dans une petite pièce où, sur une table dressée, des boissons sont proposées. Les trente-cinq futurs spectateurs d'Aberrations d'un documentaliste, d'Ezéquiel Garcia-Romeu et François Tomsu, font antichambre avant de s'engager à nouveau dans une promenade qui s'achève dans une sorte de caverne à peine éclairée, où, derrière un grillage de tulle, on devine les rayonnages d'une bibliothèque, des chaises disposées face à une table.
On se tient coi. Dans le silence, le bruit obsédant d'une goutte d'eau. Au moment où on s'y attend le moins surgit la tête du fameux .documentaliste (Jacques Fornier) d'un amas de tissus posé sur la table. Il pense résoudre l'énigme de la création du monde, et se lance dans un discours vite illogique, chaotique. Mais l'essentiel est ailleurs. De trappes secrètes creusées dans la table apparaissent des poupées spectrales, marionnettes de quelques centimètres drapées de tissus précieux, belles et énigmatiques. Ezéquiel Garcia-Romeu, qui nous a régalés il y a deux ans dans ce même musée d'un spectacle de cinq minutes singulier et attachant, La Méridienne, poursuit son travail sur la miniature. "Je suis fasciné par la miniature, dit-il. Je m'inspire de la sculpture romane, qui raconte la place de l'homme dans le monde.
Nous sommes des miniatures par rapport à l'infini. Au théâtre, manipuler des miniatures, c'est obliger le spectateur à plus d'attention, à se projeter dans l'infime. Un frémissement de la marionnette, une lumière qui éclaire un bras et laisse dans l'ombre le reste du corps, tous ces gestes minuscules construisent un monde onirique."Il manipule ces poupées avec François Tomsu, scénographe : " Nous tentons de circonscrire le vide", résume-t- il. Chaque apparition des poupées est brève. Elles glissent et disparaissent. Quand les lumières se rallument et que saluent les artistes, on est étonné de revenir sur terre. " Nous proposons une aventure qui doit toucher chaque spectateur différemment. A lui de construire son rêve." Les petites miniatures que nous sommes applaudissent, se lèvent, retrouvent le soleil, la foule, le bruit. A-t-on rêvé? Ces petites poupées n'ont pas fini de hanter nos songes.
Marion THÉBAUD
LA CROIX
27 juillet 1999
Un mini-voyage dans la galaxie du rêve
Rien de plus facile que de se transporter sur la planète habitée par Ezéquiel Garcia-Romeu et ses complices, Jacques Fornier et François Tomsu. Il suffit tout d'abord d'abandonner l'esprit de sérieux et la manie du classement: Les Aberrations du documentaliste ", leur nouveau spectacle présenté à Avignon, n'appartient en effet à aucune catégorie préétablie. Il y est certes fait usage de marionnettes, des marionnettes minuscules confrontées à un personnage de chair et d'os lie comédien Jacques Fornier, mais ceci n'en fait pas pour autant un spectacle de marionnettes, du moins au sens ordinaire du terme. Et ne dispense en aucune façon de se prémunir d'une bonne dose d'esprit d'enfance, cette aptitude à l'émerveillement, qui est en elle-même production poétique.
Nanti de ce délicat viatique, on se contentera alors d'entrer dans le musée Calvet à Avignon, l'un des plus beaux musées de France en cours de rénovation, de suivre une souriante cicérone qui vous guide, de salles en corridors, jusqu'à une sorte de sous-sol étrange discrètement aménagé en salle de spectacle. Et d'entrer enfin dans le cabinet des mystères, cette fameuse bibliothèque chargée d'ana et de poussière, royaume ombreux du documentaliste. Documentaliste ou vieux kabbaliste échappé d'on ne sait quel grimoire improbable? Bonimenteur ou prophète à rebours saisi par le scepticisme et la dérision? On ne sait, en tout cas, il est là, à s'interroger sur Dieu et sur la création du monde, et à prétendre le réinventer. Quelques flammes qu'on éteint, quelques vieux livres jetés par terre, quelques objets, œuf ou mappemonde, extraits d'un rituel imaginaire, et surgissent, quasiment de nulle part, en réalité de dessous la table, les vieillards miniatures encapuchonnés dans leurs doutes et vite happés par l'abîme. C'est très beau, étrangement souriant. L'effet de magie est garanti pour ce mini voyage dans la galaxie du rêve.
Chantal AUBRY
LE DEVOIR
23 mai 2000
Une leçon de métaphysique
En ce samedi après-midi, on est près d'une trentaine à attendre dans le hall de l'auditorium Joseph Lavergne. Une porte s'ouvre, on suit un long couloir obscur qui mènera derrière un rideau qui cache une table en bois de même que la façade d'une très haute bibliothèque. C'est au milieu de ce décor que Jacques Fornier tient le rôle d'un curieux archiviste qui entraînera les spectateurs dans une fable ludique sur l'origine de la création du monde. La pièce de la compagnie française s'intitule " Aberrations du documentaliste " et en moins d'une heure on tente de résoudre l'énigme du commencement de l'univers. Grâce à l'imagination prodigieuse d' Ezéquiel Garcia-Romeu et François Tomsu, on est alors convié à une pure merveille théâtrale.
Aussi subtil qu'étrange, ce poème dramatique interroge les grandes questions de l'existence avec l'aide d'objets miniatures. Sous cette table qui s'ouvre à plusieurs endroits, Jacques Fornier récite en même temps qu'il orchestre ce voyage onirique dans ln univers réduit à la taille des marionnettes. Les manipulateurs Ezéquiel Garcia-Romeu et François Tomsu font apparaître de minuscules personnages qui suivent le fil de ce récit sur la connaissance, la vie et la mort que commente Jacques Fomier. Recouvert d'un paletot, l'interprète se penche sur les ombres du temps, de la matière ou encore des formes. L'archiviste émerveillé anime les réponses possibles d'un savoir que seul Dieu possède; cette naissance mystérieuse de la matière comme de l'être. Le silence et l'obscurité ponctuent une telle tentative de création. Il faut voir à quel point le moindre geste oblige le spectateur à entrer en relation avec la force évocatrice du détail. Le jeu de Fornier ne cesse de s'approfondir dans un humour qui se prête souvent à une grande intelligence. Le ton se déploie dans une recherche théâtrale au service de la surprise comme de l'ingéniosité.
Il suffit de quelques sphères, d'un mouchoir ou d'une nappe pour décrire avec une grâce poétique, les mécanismes non rationnels de la pensée humaine. On est alors placé devant ces mouvements minimes qui disent l'essence même de ce labyrinthe d'images initiatiques. Loin d'être prétentieuse, cette pièce opère un charme indéniable qui amène chaque spectateur à tirer sa propre conclusion. Ces " Aberrations du documentaliste " questionnent une histoire universelle où la clarté intérieure parle aux sens qui provoquent les mécanismes du rêve. Il suffit de revoir cette dernière image, lorsqu'une petite statuette transporte, le poids de la terre…
Le spectacle d' Ezéquiel Garcia-Romeu et François Tomsu est une fête de l'esprit qui montre dans toute sa splendeur la pertinence de l'aventure théâtrale. Il demeure à l'image de la richesse percutante de cette cinquième édition du Carrefour international de théâtre de Québec. Une programmation où il a été possible d'être en contact avec le risque nécessaire des créateurs, des expériences très différentes mais souvent d'une pertinence exemplaire.
David CANTIN
MESSAGGERO VENETO
20 febbraio 2000
Un uomo e i suoi burattinisi interrogano su Dio, creazione e destino
" Aberrations du documentaliste ", affascinante spettaoclo con Jacques Fornier
Le domande del vecchio Faust
UDINE - Un vecchio Faust, imprigionato ira alte pareti zeppe di libri; un Faust perso nei meandri di pensieri solipsistici che nulla ha più da spartire con il campione luciferino della sfida all'immortalità; un Faust un po' iroppo compreso e compiaciuto di una cultura tanto vasta quanto ormai solo retorico esercizio filosofico; un Faust stanco e cosiretto a porsi domande alle quali sa di non poter dare risposta certa. E sono le domande su Dio, la creazione, il destino dell'uomo... Un Faust incanutito bambino che giocando con questi interrogativi corne fossero minuscoli pupazzetti dà vita a un teatrino di misteriose apparizioni, un teatrinodi marionette scaturito dalla sua millenaria biblioteca, immagini e suggestioni di un ormai confuso armamentario di conoscenze rapprese in volumi polverosi. Ungioco un po' paradossale, il suo, al quale il pubblico, in numero ridottissimo - trentacinque persone alla volta - è ammesso corne una sorta di teatro anatomico di medievali ascendenze ad assistere alle sue elucubrazioni verbali e visive.
Sono le "Aberrations du documentaliste", uno spettacolo di Ezéquiel Garcia-Romeu e Francois Tomsu, interpretato da Jacques Fornier, e presentato fino a stasera al Teatro San Giorgio di Udine in tre repliche quotidiane per la stagione di Teatro Contatto. "Aberrations", deformazioni, appunto, di una mente abituata al pensiero. E cosi sul piccolo palcoscenico del nostro "documentaliste", di cui scorgeremo per quasi tutto il tempo della rappresentazione solo il capo in un lungo e un impietoso primo piano, vediamo scorrere piccole marionette. Marionette - per la verità bellissime - chela ravvicinata posizione e l'isolamento nel buio rendono di dimensioni quasi normali con quel sorprendente effetto di spiazzamento che quasi sempre si accompagna agli spettacoIi del genere (le credi grandi e invece, basta un dito scoperto deI marionettista o, corne in questo caso, il viso o uno sguardo o un gesto del protagonista, a riportarle alla loro natura di piccole inquietanti bambole inanimate).
E c'è, all'inizio, dopo che il documentaliste ha esposto le leggi che regolano la disposizione dei libri nella sua biblioteca (in alto i volumi dedicati alle cose celesti e agli umani e poi via via sempre più in basso quelli dedicati agli animali, ai minerali fino alle creature immonde, agli errori della natura), un piccolo pupazzetto, alterego del vecchio bibliotecario che lo spinge al rito delle questioni metafisiche. Comincia cosi una serie di apparizioni che vanno da una lenta processione di bianche statuine destinate a precipitare nel vuoto a due vecchi filosofi che si disputano il mondo, da un cranio scheletrico che sembra voler sottolineare la sostanza per cosi dire amletica del nostro vecchio sapiente a una veloce coloratissima apparizione deI diavolo fino alla lenta conclusiva sfilata di un lacero Atlante con una gamba di legno che porta sulle spalle il mondo.
Un gioco, si diceva, che si fa godere soprattutto per la raffinatezza degli oggetti che muove e la situazione di intima complicità offerta dalla minuscola struttura della scena e da un ben calibrato gioco di luci e suoni smorzati ma presenti, quali un insistente gocciolio di acqua a sottolineare l'inesorabile scorrere del tempo, latrati di cani in lontananza a dire la solitudine del luogo e un kirye cantato in spagnolo a rendere più coniraddittorio il senso di una ricerca razionale e laica inevitabilmente destinata a confondersi con il sentimento religioso.
Mario BRANDOLIN
Aberrations of an archivist
Presentation
"Aberrations of an Archivist" was created in October 1998 at the Theatre Granit ( Belfort National Stage ). Since then, the play has been performed
more than 700 times. Among other places, it was programmed in France in
the Festival d'Avignon 1999, in Germany for the Berliner Festspiele, in
Canada during the Carrefour International du Théâtre in Quebec.
In this play, we combined the improbable and attended, filled with wonder
or in a daze, the birth of a theatre we were the first spectators of.
A theatrical tale, it shows on stage a librarian who, misled by his great
learning, intends to see through the mystery of the creation of the world
- like Flaubert's Bouvard et Pécuchet, like a Borgesian "imperfect demiurge".
Jacques Fornier was the first actor to enter into the spirit of the game.
Here actor and puppet are two poles radiating a magnetism which turns
into writing element. The stage design is constructed so that spectators
seem asked to come inside the "painting" of the play. Forty spectators
only per showing and two-three performances a day.
"Stealthily the audience is lead to the heart of a spiral where the set looms
up, silent and quiet. Playing shadows and transparencies gradually reveal
the shelving of a library. There, an archivist has shut himself up, persuaded
as he was he could, just by constant accumulation of diverse learning and various knowledge, resolve the mystery of universe. The library consists of several secret, inaccessible rooms, hardly visible. Every nook and cranny is a revealed world. The winding corridors, the gilded and dusty passageways invite us in archivist's imaginary land. The books he reads are an aberrant and
illogical mixture of poetry, science, drama and politics. Gradually, a strange phenomenon emerges: Through a mysterious power, these chaotic narratives materialize, become the fantastic dream of a "misfiring" Creation of the World.
In limited number, spectators are gathered, just like congregating initiates, privileged enough to share a great secret. Having the actor and the life of the objects so close by, they are led to project themselves into the infinitesimally small. Breathes, thrills and tiny gesticulations build together a dreamlike world inhabited by phantasmagorical beings. Puppets are the various creatures of that world: As in astronomy, they create visions where actually there is nothing, they appear and disappear at the mercy of this fabulous archivist's ravings. Standing at the centre of the performance, as a real deus ex machina, he manipulates objects which are life and death, love, stars distance, form of the universe. "
Ezéquiel Garcia-Romeu and François Tomsu
Chronological list of performances
2010
Tel Aviv, Israel : Clipa Theatre Festival
2009
Aubervilliers, France : Théâtre de la Commune, CDN d'Aubervilliers
Nancy, France : La Manufacture, CDN de Nancy
2007
Dijon : Théâtre de Bourgogne, Centre Dramatique National
2006
Lyon : Théâtre des Célestins
Gap : Scène Nationale
Sao José do Rio Preto, Brésil : Festival International de Teatro
Sao Paulo, Brésil : Centre culturel Français
2005
Paris : Le Grand Parquet
Carros : Forum Culturel, Salle Juliette Greco
2004
Lille : Lille 2004, Maison Folie de Moulins
2003
Gand (Belgique): Festival de Théâtre
Valencia (Espagne): Mostra de Titelles, Festival de Marionnettes
2002
Châteauroux : Equinoxe, Scène Nationale
Bochum (Allemagne) : Prinz Regent Theater
Erfurt (Allemagne) : Drama Theater, Schauspiethaus
Cannes : Festival International de Marionnettes
Barcelona : Institut del Teatre, Teatre Lliure
2001
Angoulême : Scène Nationale
Prague : Institut Français
Varsovie : Institut Français
Pont à Mousson : Festival La Mousson d'Eté
Belfort : Théâtre Granit, Scène Nationale
Hérouville Saint-Clair : CDN, Direction Eric Lacascade
Kristiansand (Norvège) : Theatre SAS Radisson
2000
Londres : International Mime Festival
Nice : CDN Théâtre de Nice, Direction Jacques Weber
Modena (Italie) : Emilia Romagna Teatro
Udine (Italie) : Centro Cervizi e spectiacolli
Marne la Vallée : Noisiel, La Ferme du Buisson
Saint-André de la Réunion, Centre d'intervention culturelle
Villeneuve d'Asq : La Rose des Vents, Scène Nationale
Colmar : CDR La Manufacture
Québec : Festival Carrefour International de Théâtre
Amiens : Maison de la Culture
Bruxelles : Festival Les Estivales
Dublin : Theatre Festival
Berlin : Festival Berliner Festspiele Theaterwelte
1999
Lure (70) : Auditorium
Béthoncourt (25) : L'Arche, Scène conventionnée
Audincourt (25) : MJC du Centre
Héricourt (70) : Médiathèque
Calais : Scène Nationale
Paris : Théâtre National de l'Odéon,La Cabane
Fécamp : Scène Nationale, Festival Les Déferlantes
Lons le Saunier : Théâtre, Scènes du Jura
Avignon : Programmation Officielle du Festival 99
Givors : Théâtre Les Saisons
Chalon sur Saône : Espace des Arts, Scène Nationale
Besançon - Hôtel de Région, Grand Salon de Grammont
Tunis : Institut Français
Le Mans : Théâtre Municipal
1998
Belfort : Création au Théâtre Granit, Scène Nationale
Cannes : Festival International de Marionnettes
Besançon : CDN, Direction Michel Dubois
Cast and credits
Direction / Stage design / writting
Ezéquiel GARCIA-ROMEU and François TOMSU
Acting
Jacques FORNIER
Manipulation
Ezéquiel GARCIA-ROMEU and François TOMSU
(Alternating with : Pascale PINAMONTI)
Coproduced by
Compagnie Ezéquiel Garcia-Romeu - Théâtre de la Massue
Théâtre Granit - Scène Nationale de Belfort
Nouveau Théâtre de Besançon - Centre Dramatique National
Théâtre de Nice - Centre Dramatique National
L'Arche de Béthoncourt - Scène conventionnée pour l'enfance et la jeunesse
Théâtre de Lons le Saunier - Scènes du Jura
Le Chanel - Scène Nationale de Calais
Supported by
Direction Régionale des Affaires Culturelles de Franche-Comté
Production Administrator
Karinne MERAUD
Tél. : +33 6 11 71 57 06
Biographies
Ezéquiel Garcia-Romeu
Director, stage designer and playwright
Ezéquiel Garcia-Romeu was born in Buenos Aires in 1961. Having finished studying classical guitar at the Conservatoire in Nice, he decided to elaborate puppet creations for an adult audience. With a constant success, he participated in various puppet festivals until 1988. In order to improve his abilities as a stage director and playwright, he studied direction and dramatic art with Jean-Pierre Vincent and Marc-Vincent Howlett. Then Ezéquiel Garcia-Romeu produced two operas: Master Peter's Puppet Show by Manuel de Falla with the orchestra Cannes-PACA conducted by Philippe Bender, and Dido and Aeneas by Henry Purcell, Alex de Valera conducting. He conceived film and TV sets as well as, for the Fashion Museum in Louvre's Pavillon de Marsan, the stage design of the exhibition Horst, 60 years of Photography.
Recently back to stage direction, he put on, for the Spanish company ETC, a general audience puppet play which toured throughout Europe, Iran and Latin America. He also directed and designed the set of Marcel Landowski's opera The Witch in the Broom Cupboard (La Sorcière du Placard à Balais) with the Cannes-PACA orchestra, Alain Joutard conducting.
During the Avignon Festival 1995 he got a great success at the Musée Calvet with The Meridian (La Méridienne), a 5 minutes performance for a single spectator. Colette Godard, in the Festival's Album, recalled it that way: " The Musée Calvet, neither in nor off festival, was the scene of a moment of pure magic. Not just a simple theatrical production but five minutes in a different age, alone together with a tiny creature overrunning the universe, a pallid homunculus looming up out of the night, grown of the hands of a timidly smiling demiurge, who bears the name of a prophet: Ezekiel. (His full name is Ezéquiel Garcia-Romeu). We were offered fragments of a distant world, fascinating, beyond words, unforgettable."
In 1998, together with François Tomsu, he wrote and directed Aberrations of an Archivist, acting Jacques Fornier. Then He became "artiste associé" (associate artist) at the Théâtre Granit Scène Nationale in Belfort. In January 2003 he created Micromagas, adapted from the tale by Voltaire and prepared for a "residence" at the Maison Folie des Moulins in Lille-Capitale Culturelle. For the 2004-2005 season, he put up a testing laboratory for new technologies, with the support of Laval University in Quebec and Robert Lepage's company. A laureate of the Villa Medicis "Out of the Walls", Ezéchiel Garcia-Romeu presented his last creations in many Dramatic Centres and National Stages in France: at La Cabane de l'Odeon, in the Festival d'Avignon official programme, at the Théatre National de Chaillot, and abroad: Festival of Gent, in Belgium, Mostra of Barcelona, and, with the support of the AFAA, Berliner Festspiele, Carrefour International du Théâtre in Quebec, International Theatre Festival of Modena and Udine, Dublin Festival.
In may 2005 he created Ubu Roi by Alfred Jarry at the Musée d'Orsay Auditorium, with a music by Claude Terrasse. In 2006 he created Metamorphoses, a play for very young spectators, as well as A Scriptographer at the Maison Folie in Lille and in 2007 he presented at the National Stage in Befort a version for actor of A Scriptographer, adapted from the Marine Ode by Pessoa. In 2007 Ezéchiel Garcia-Romeu became associate artist at the Nancy CDN.
François Tomsu
Director, stage designer and playwright
Born in 1959, François Tomsu started studying painting at the Beaux Arts Academy in Besançon. Then, quite early, He decided to chose stage rather than painting, as creative adventure playground and it was in this "three dimensional space" that, from colors and forms, he created his first costumes. Meeting personalities in danse and stage direction (among them Jean-Luc Lagarce, Jacques Fornier, Denis Llorca and Andy Degroat) decisively confirmed his choice, his desire to work for the stage.
Afterwards, he developed widely, through stage design and drama his own visual language, questioning constantly image and ways of representation. Thus space became a place for his explorations, where characters, set and costumes, together with bizarre items and makeshift constructions form real "tableaux vivants".
Then, at the same time, he took a training course in 3D computer graphics and learned how to operate modeling and animation tools. He's also well trained in web communication, internet sites design and creation.
François Tomsu took part in many lyric productions with the Ensemble Justiniana-Charlotte Nessi, urban dance creations (Compagnie Accrorap) and theatre productions, notably with the Blackmoon Theatre Company-René Migliaccio-USA). Currently he works with the Cirque Gosh, the theatre company Conduite Intérieure-Christian Chessa and regulary with Ezéchiel Garcia-Romeu who he wrote and directed Aberrations of an Archivist With. After hundreds of performances, this play, very well received when programmed at the Festival d'Avignon 1999, continue touring in France and around the world.
Jacques Fornier
Actor
First an actor and stage director in Paris, he moved in 1956 to La Montagne de Beaune (Burgundy) and staged the following texts: A Merry Death by Evreinov, Madam's Late Mother by Georges Feydeau, Soledad by Colette Aubry, In Camera by Sartre. In 1957 with his twelve actors company, he produced The Sole Legatee by Regnard, then in 1958 The Two Ogres by Guillaume Kergoulay.
Between 1959 and 1967, French Government provided financial support for twelve permanent troupes, which, a couple of years later, acquired the status of "CDN" (National Dramatic Centre). Thus in 1960 Jacques Fornier's company in Beaune became, along with the Théâtre de Bourgogne, a permanent troupe and, subsequently, the CDN of Burgundy - based in Dijon after 1980.
From 1958 to 1970, he directed plays by Molière (The Reluctant Doctor-1959, The Forced Marriage-1960, That Scoundrel Scapin-1961, The Miser-1961, The Reluctant Doctor-1970), by Beaumarchais (The Barber of Seville-1959), Marivaux (The False Servant-1960), Musset (Barberine-1960), J.M. Synge (The Well of the Saints-1960), Shakespeare (Julius Caesar-1962), René de Obaldia (Edward and Aggripina-1963), Robert Pinget (The Old Tune/La Manivelle-1964), Guy Foissy (The Enterprise-1966), Emile Mazaud (The Incredible Day-1967) and Georges Feydeau (Don't walk about with nothing on!-1969).
He oversaw the first creations of many young directors (Jorge Lavelli, Jean-Pierre Vincent, etc...). In 1971 Jacques Fornier , whose successor was Alain Mergnat, left Burgundy and called for a year at Strasbourg where he directed the TNS (National Theatre of Strasbourg). After 1972, he lived abroad for several years, then came back to France and settled again in Burgundy. In 1998 Jacques Fornier started working in Aberrations of an Archivist, a play written and directed by Ezechiel Garcia-Romeu and François Tomsu.
Pascale Pinamonti
Puppeteer
Along an artistic career path of great variety, Pascale Pinamonti was brought to many experiences, from set and costume design to writing for the youth. In 1992 she started producing puppet plays for a young audience. Interested in this period of the early childhood, where language is still "gestating", she made way for an uninhibited imagination and developed themes of universal concern. She works since that time with other companies on productions for adult or young audience, and contributes to all Ezéchiel Garcia-Romeu's productions as a puppeteer and manipulator. In 2006 she created with him a play for the very young, Metamorphoses.
Karinne Méraud
Management
Karinne Méraud manages the Théâtre du Grand Parquet since this new artistic and cultural place was created in Paris (City of Paris's New Projects).
Since 2000 she is manager of the following companies: Ilotopie, Footsbarns Travelling Theatre, Redjep Mitrovitsa's company, François Michel Pesenti's and Philippe Goyard's as well as Ezéchiel Garcia-Romeu's company-Théâtre de la Massue, and she is production manager for Mamans Fatales.
At the University of Aix-Marseille, she got a master's in creation and implementation of cultural projects (Contemporary Dramatic Creation: Orientations), then a DEA (Advanced Studies Degree) with J. F. Peyret ( Study of the connection between the transformation of clay and the passing of voice through the actor's body), and another master's degree in theatre studies at the Theatre Studies Institute-Paris III (Subsidizing as a major challenge for French theatre).
Between 1993 and 2000 she was production manager at the Théâtre de l'Athénée-Théâtre Louis Jouvet and for the Festival Paris Quartiers d'Eté (J. Jouanneau, Y. Duffas, Achille Tonic, M. Marquais, D. Mesguich, C. Stratz, N. Borgeaud, Y. Beaunesne, A. Milianti, Company Castafiore, D.Larrieu. P. Caubère, K. Saporta, A. Arias, D. Mesguich, G. Tompa, J.-L. Lagarce, F. Berreur, P. Clevenot, A. Françon, M. Didym, M. Bozonnet, V. Novarina, J.-M. Villégier, P. Berling, O. Werner, S. Braunschweig, O. Werner, J. Rebotier. At the same time as her managing activity, she developed personal ways of approaching arts of sculpture and forging (sculpture and writing works on an artistic theory of the creative process). She creates and is among the exhibitors in various rooms and galleries in Paris.
Recently, her theatrical work involved also the production arrangement of Phedresdirected by François Michel Pesenti in New-York, Tokyo, Damascus and Ljubljana, as well as the production arrangement and exploitation of the play Roberto Zucco directed by Philippe Goyard in Nigeria (Lagos, Ibadan, Kiruna, Jos, Kano, Abuja, Port Harcourt, Ilorin). She followed the creation of Valère Novarina's Jardin de Reconnaissance, with Agnès Sourdillon and Jean Quentin Châtelain, as well as the revival of La Chair de l'Homme.
Karinne Méraud was also as an actress in a France Culture radio play Pépites by Anita Van Belle, as a stage designer in Claude Esnault's creation adapted from The Metamorphosis by Kafka, as an actress again in a theatre workshop in Arles, following her drama academy training in Agen.
Press pack
LE MONDE
13 march 1999
A little metaphysical Theatre
A monumental isba deep in a hollow tooth of the Quai de la Loire: In the
lobby, tables provide you with drinks, quite appropriate to give the required impetus for entering a maze of black curtains. At the end of it, spectators
find themselves closely facing a wire screen, in the position of insects
trapped by a light. This light emanates from a library where about forty
chairs in alignment face a desk. The silence, disturbed by vibrations coming from the underground-, ground- and air-traffic, is suddenly broken by the terrible noise of a regular dripping.
Then, from an excrescence of material, emerges a nose which draws air in the interval between two mental fumigations. Holding a terrestrial globe in left hand, the "Archivist", slightly dazed, looks like a conventional scholar. The plot is about the creation of the world, about an imperceptible thread between life and death, about remote genealogies. Wise old bearded men, as tall as a finger, spring up from secret drawers as if trying to understand the Recluse's troubles.
Their bewitching, spellbinding silhouettes, smaller and smaller, finally
becoming just simple dominoes, bring towards perfection the nightmare of
an infinitesimal world. Hands appear, brandishing all kinds of balls and spheres, funny geophysics turning with the puppets into frightening metaphysic, as in Carra's or Chirico's painting. Chopped hands, multiplied hands, quite real, drawn like swords, are finally put away, by a velvet stroke, to bring to a close this essential visit of the precious curios room presented by François Tomsu and Ezéchiel Garcia-Romeu.
Jean-Louis PERRIER
LIBERATION
14 july 1999
International Avignon Theatre Festival
A precious illusion room
Passing through a labyrinth of black curtains, and so losing all your bearings,
you end up facing a big cage set with a gauze veil. In the dim light you can distinguish the shelves of a library, few rows of chairs and the bold head of a tails wearing archivist, sitting at his table. Once seated inside, you listen him who claims he can resolve for you all the mysteries of universe. Using a dubious language made of repetitions and babbling, he mixes in his gibberish politics and mathematics, flying directly to aberrant cosmogonies. But this treacherous speech releases real phantasmagorias.
From under the velvet covered desk of the official, loom up very tiny persons, puppets trembling with all the modulation of soul. They appear and vanish at the mercy of the overwhelmed demiurge's vagaries. You are immediately involved in this white and black magic, thanks to the persuasive power of the archivist (Jacques Fornier is fascinating, insidious and empathetic), thanks also to this art of manipulation, subtle enough to avoid any laboured effect. Sequences are so fleeting, we wonder if we haven't made a dream! A goldsmith work...
A. D.
LE FIGARO
20 july 1999
AVIGNON
Ezéchiel Garcia-Romeu's miniatures
We enter the museum, visit the first hall, where are hanging imposing pictures by Joseph Vernet, then suddenly turn off, pass a little door, end up to a flight of stairs we climb down and finally reach a small room where a buffet was set out. The thirty-five future spectators of Aberrations of an Archivist, by Ezéchiel Garcia-Romeu and François Tomsu wait quietly before starting a new strolling to a kind of cave, dimly lit, where, through a wire gauze show the shelves of a library and rows of chairs, facing a table.
We keep quiet. In the silence, an obsessive dripping noise. At the most unexpected moment looms up the head of the famous Archivist (Jacques Fornier) from a cloth heap on the table. He thinks he could resolve the mystery of the creation of world and starts quickly an illogical chaotic speech. But the main thing is elsewhere. From secret trapdoors opened in the table emerge ghostlike puppets, few centimetres high, draped in precious cloth, beautiful and enigmatic.Ezéchiel Garcia-Romeu, who treated us two years ago in this same museum to a singular and captivating five minutes play, continues his work on miniature. He said: "I'm fascinated by miniature, I draw my inspiration from Roman sculpture, which tells the place of man in universe. We are miniatures, compared with the infinite. When manipulating miniatures in theatre, you force the spectators to pay much more attention, to project themselves onto infinitesimal space. A quivering puppet, a light on an arm, leaving the rest of the body in obscurity, all these tiny gestures build a world of dream".
He manipulates these puppets with François Tomsu, co- stage designer. He sums up: "We try to define the limits of void. Every puppet apparition is pretty brief. They pass drifting and vanish. When lights again are turned on and actors take their bow, we are surprised to be back on earth. We present an adventure every spectator should be affected by in a different way. It's up to him to build his own dream." We, little miniatures, applaud, rise, go back to the sun, the crowd, the noise. Was it a dream? These little puppets will haunt our dreams
still for a long time.
Marion THÉBAUD
LA CROIX
27 juillet 1999
A short journey to the dream galaxy
It's quite easy to let your imagination carry you to the planet where live Ezéchiel Garcia-Romeu and his partners Jacques Fornier and François Tomsu. You just need, first, discard serious-mindedness and obsession for classifications. Aberrations of an Archivist, their new production presented in Avignon doesn't belong to any pre-established category. They certainly use puppets in it, quite tiny puppets facing an actor made of flesh and blood (Jacques Fornier), but that's not enough to call it a puppet show, at least not strictly speaking. And certainly it doesn't exempt us from taking with us in large quantities our child spirit, our ability for wonderment, for poetical creation.
Then, with this delicate viaticum, we'll just have to enter the Museum Calvet in Avignon and follow this smiling young lady who guides us through halls and corridors to a kind of odd basement, soberly converted into a theatre, and
finally just to go into the room of mysteries, the famous library, stricken in years and covered in dust, the shady realm of the Archivist. Is he an archivist
or an old cabalist, coming out of an improbable book of magic spells? A smooth talker or a backwards looking prophet, gripped by scepticism and irony?Difficult to say. Anyway, he's here, wondering about God and the creation of world, claiming to reinvent it. Candles are put out, old books thrown on the ground,
few objects, like eggs or globes, out of some imaginary ritual, and then from nowhere spring up, miniature old men, doubt hooded and quickly grabbed by abyss. It's really beautiful, strangely smiling. Magic effect guaranteed for this short journey to the dream galaxy!
Chantal AUBRY
THE ARTS
Monday, MAY 22, 2000
Throwing theatre together, bit by bit
The French contribution is rarer still: Aberrations du documentaliste (Vagaries al the Archivist) is a poppet show like no other. First you are led through a labyrinth of black curtains, to find yourself peering through gauze into some kind of half-lit library. There, the archivist, played by veteran French actor Jacques Fornier, emerges from under the canvas cover used to shade rare documents like a wizened jack-in-the-box who has lost his spring. Once seated in his library, you witness the odd drama that unfolds on the surface of his desk, with little figures whose faces are no bigger than your thumbnail emerging from trapdoors the size of cigarette packages. (Puppeteers Ezéquiel Garcia-Romeu and Pascale Pinamonti are hidden beneath the table.) The puppets, robed men and mythic animals, act our little dumb shows in which they battle for control of a globe or puzzle over the emergence of an egg, while Fornier's sweelly lunatic archivist questions the existence of God and the origins of man in a rambling philosophical conversation with himself.
The show was conceived by Garcia Romeu, a french pupetter of Argentine extraction, with the help of colleague François Tomsu, and the two pose no novel question, not do they offer any great revelation as the archivist ponders the eternal conundrum. Instead, they build delicately hovering parallels between librarian, artist and God, all creators in their way. The archivist begins his deliberations by dictating the text of Genesis to a tiny scribe who looks just like him, "And God said, let there be light…"
FOLHA DE SAO PAULO
28 de julho de 2006CRITICA / TEATRO
"Aberrações" desvenda a solidão e eleva ator à condição de boneco
Diante de sua biblioteca imensa, garantia de seu saber privilegiado, o intelectual posa solenemente para o posteridade. A imagem é tão emblemática para o século 20 quanto foi para o 19 a foto da o família feita em estádio -e, muito em breve, igualmente obsoleta.
Tanto major é a nostalgia de les "Aberrations du Documentaliste" ("Aberrações de um bibliotecário"), espetáculo que a campanhia franco-argentino Ezéquiel Garcia-Romeu aprentou com uma excelente acolhida do publico no Festival International do São José do Rio Preto e que agora começa a temporada no Sesc Santana.
Inserido no restrito universo do teatro do bonecos para adultos, o dirétor-manipulador, eleva ainda mais a aposta ao limitar sua platéia. "La Méridienne", espetáculo da mesma companhia que teve já uma temporada relâmpago na cidade, era radical: um boneco minúsculo manipulado pelo diretor-cenógrafo expunha durante cinco minutos "a fragilidade do penseamento humanio diante do tempo" para um único espectador, que em seguida eraconvidado a compartilhar suas impressões com o público que esperava ainda.
Nesta expêriencia, a solidãoainda o tema, embora o público seja um poco menos restrito (sao 38 por sessão), e novamente uma discreta interatividade procure sensibilizà-lo para uma profundidade essencial.
Conduzido por um labirinto -a referêrencia à Borges é imediata-, o público espia escondidonos devaneios desse demiurgo do mondo das idéias, pela transparência das coxias, até poder sentar na platéia.
O bibliotecário é um ator. Mas será mesmo? A precisão de seus movimentos, o carisma de sua fisionomia eleva Jacques Fornier à condição de boneco, na utopia de Gordon Craig _e o espetáculo parece remeter diretamenteao revoluciniário encenador inglês, que passou as últimas décadas de sua vida recluso elaborando espetáculos de animaçáo.
Um rápido arremesso de dados ameaça levar à erudição da biblioteca do simbolista Mallarmé -mas nada haverá de hermético no espetáculo. Pelo contrário: a grande referência do encenador é Fernando Pessoa, e logo tudo se banhará na sábia puerilidade do Alberto Caeiro, com o desassossego de Bernardo Soares.
O tema de Deus diante de sua criatura é de umfascínio incontornável manipuladores, e o espetáculo se filia pela sua poesia densia, quase ritual, ao grupo Contadores de Estórias de Paraty. Mas enquanto o gropo de Marcos Caetano Ribas surge como deuses protetores de suas frágeis e desemparadas criaturas, Fornier não é manipulador. Os bonecos que brotam de sua mesa, como alucinações, animados habilmente por baixo pelo diretor e pelo co-diretor e co-cenógrafo François Tomsu, parecem ter vida própria.
Uma vida efêmera e sem nexo, no entanto. Esses homúnsculos, como caricaturas derrisórias da humanidade, se autodestroem na disputo pelo mundo, sem que o criador possa fazer algo por eles. Uma alegoria tão clara sobre os atuais tempos de guerra, que qualquer tentativa de acrescentar sentidos leva ineviltavelmente à diluição da força do espetáculo.
O sono da razão produz monstros, e não há nada que um documentalista possa fazer contra essa aberrações. Resta compartilhar da sua solidão, a espera de tempos melhores.
Sergio Salvia Coelho















