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04-12-2014
Le Petit Théâtre du Bout du Monde

Le Petit théâtre du Bout du Monde est un projet de création dont j'ai souhaité qu'il se déroule en trois temps

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Le Petit Théâtre du Bout du Monde

Un projet de création d’Ézéquiel Garcia‐Romeu

Le Petit théâtre du Bout du Monde est un projet de création dont j’ai souhaité qu’il se déroule en trois temps:

1-­‐ Un temps de recherche pure, sans préjuger de sa mise en oeuvre à la Chartreuse de Villeneuves­‐lez-Avignon du 13 au 25 octobre 2014.

2-­‐ Un temps d’expérimentation plus concrète à partir de la fabrication de quelques éléments artistiques et techniques déterminés au TJP de Strasbourg du 12 au 25 janvier
2015.

3-­‐ Enfin un temps de réalisation aboutissant à la création du spectacle à l’automne 2015.
Le premier temps de recherche vient de s’achever. Il a eu lieu avec la collaboration de Laurent Caillon, conseiller artistique, dramaturge, à qui j’ai demandé de s’associer à cette quête artistique.

LE THEME DE LA RECHERCHE

Un choix préliminaire a encadré le travail à La Chartreuse: la géographie et la physique particulière d’un territoire clôturé et sous surveillance. Secteur de vie de notre monde contemporain.

Ce LIEU évoque un territoire à la lisière de notre tranquillité, dans le hors champs du civilisé, d’un urbanisme sans identité. Le « lieu gardé » se révèlera être immédiatement ou progressivement, un lieu de stockage, de dépôt, de tous les dépôts possibles. Ce lieu est un choix POLITIQUE qui préfigure peut-­‐être une civilisation à l’orée de la nôtre, l’infra monde d’aujourd’hui, supra monde de demain.

Ici, des êtres en marche, prolétaires du néant et du glanage, en sont les habitants tolérés. Les animaux eux-­‐mêmes concourent à la survie et rêvent comme les hommes de liberté, en prenant conscience de l’univers qui les entoure.

Le choix de matériaux contemporains vient soutenir notre propos esthétique et scénographiques, tout comme celui de la réalisation de nos personnages. Tel un atelier ouvert, le spectateur aura accès à tous les mécanismes de notre structure, où le marionnettiste lui-­‐même déambulera à la lumière de ses multiples entités.

Nous avons pris appui sur la technique du PORTRAIT au sens figuré comme au sens propre avec l’intervention de la peinture et du dessin.

Il a fallu à partir du postulat de leur vagabondage dicté par ce lieu désertique c’est à dire hors civilisation, amorcer la création de ces êtres. Puis trouver leur nature profonde, pour donner à la marionnette et son acteur manipulateur, tout son sens philosophique.

Ils sont dans une posture qui pose la même question: À QUOI PENSENT-­‐ILS? Peuvent-­‐ils penser en dehors de leur contrainte ? Nous avons décidé de ne pas y répondre dans l’immédiat. La force de ces personnages est aussi en partie le fruit de leur bizarrerie, de leur étrangeté, donc de leur mystère. Ce sont pour nous autant de PORTRAITS d’hommes, de femmes ou d’enfants contemporains, évoluant dans un milieu qui opère sur leurs destinées et que nous pourrions comparer à notre monde actuel.

Chaque personnage confronté au lieu, fabrique devant nous un moment de présent, constitutif de sa condition. Inquiétante étrangeté d’un monde de l’Ailleurs, drôles de « gens » dont la ressemblance avec nous-­‐mêmes est peut-­‐être un avertissement.

Ainsi sont nés: la Vieille à la porte, la Jeune Femme à l’arrêt d’autobus, un Enfant, l’Homme sandwich, le Gardien du terrain vague et son double, le Boutiquier, le Transporteur d’obus, le Porteur de ballots. Dans ce Work in Progress, d’autres êtres sont en gestation…

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