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Le Sténopé

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Le Sténopé


Présentation


L’idée est de construire un sténopé géant et transportable.
Ancêtre de la photographie, le sténopé est une boîte noire dont l’une des faces est percée d’un minuscule trou qui laisse entrer la lumière. Sur la surface opposée au trou vient se former l’image inversée de la réalité extérieure, que l’on peut capturer, au besoin, sur un support photosensible.
Ce sténopé géant sera placé successivement au Haut du Lièvre, à Vandoeuvre et à Tomblaine en mars et avril 09. Une dizaine de personnes pourront entrer, 5 fois par jour, dans la boîte et écouter un comédien leur parler en musique de mémoire, de la ville idéale, de l’histoire de leur quartier. On donnera à entendre des extraits de Grombowitz, Dos Pasos, Borges... mais aussi des textes issus d’ateliers d’écriture menés entre octobre 08 et février 09 dans les 3 quartiers où sera installé le sténopé, avec la complicité des structures sociales partenaires du théâtre de la Manufacture. Sur cette période, des ateliers de photographie seront également organisés.

« Par la création d’un atelier de photographie de boites sténopés, la mise en place d’ateliers d’écriture interrogeant la mémoire des anciens habitants des quartiers, et la mise en scène de ses histoires à l’intérieur du sténopé géant, le théâtre agit dans ses fonctions les plus nobles : fédérer des publics, en l’invitant au coeur de la création, divertir et donner à connaître, cohabiter, s’infiltrer complètement dans la ville. »
Ézequiel Garcia Romeu

Cadre du projet


Le théâtre de la Manufacture de Nancy est un centre dramatique national, titre attribué par l’Etat à une trentaine de structures théâtrales en France, dans le cadre de la décentralisation culturelle, mise en oeuvre à partir de 1947.

Une des missions des centres dramatiques nationaux est de mettre à la portée des populations au sein desquelles ils sont installés une production artistique de grande qualité, en pratiquant une politique de prix adaptée et un accompagnement des spectateurs pour les aider à aborder les oeuvres présentées. Depuis septembre 1998, nous travaillons à faciliter l’accès à la culture à des populations dites « fragiles » auxquelles nous proposons un abonnement à un tarif très préférentiel (7€50 trois spectacles au lieu de 45 €), ainsi qu’un accompagnement en amont ou en aval du spectacle et une visite du théâtre. Nous avons à l’heure actuelle 150 abonnés à ce tarif, nommé « Voix du peuple ». Sur la saison 2007-2008, voici les structures avec lesquelles nous travaillons dans ce cadre : Foyer des jeunes travailleurs (Laxou), Jeunes et Cité (Laxou), MJC Nomade (Vandoeuvre), Centre socio médical (Tomblaine), ESAF 54 (Champ le Boeuf), Collège Albert Camus (Jarville). Nous avons établi avec ces structures des relations de confiance. Elles peuvent donc nous aider à en informer d’autres de nos actions, ce qui aurait pour effet d’étoffer notre réseau accès à la culture.

L’artiste, directeur du centre dramatique national, est nommé par l’Etat pour une durée de trois ans renouvelable. Le théâtre de la Manufacture est profondément enraciné dans l’agglomération nancéienne. Charles Tordjman qui le dirige est en fonction depuis janvier 1992. Chaque saison, il invite de jeunes metteurs en scène à venir travailler à ses côtés, à présenter leurs propres créations, à faire connaissance avec la ville, la région, la structure.
Ézéquiel Garcia-Romeu et François Rodinson sont metteurs en scène associés au théâtre de la Manufacture pour les saisons 2007-2008 et 2008-2009.
Le projet Sténopé proposé par Ézequiel Garcia Romeu, avec la complicité de François Rodinson, est un objet artistique de qualité, permettant d’aller à la rencontre de nouveaux publics, en impliquant les structures sociales partenaires du théâtre de la Manufacture.



Présentation historique de l'appareil


Aristote est le premier à mentionner une chambre noire ou sténopé, voulant démontrer les effets de la lumière à travers ses manifestations et notant que les éléments qui la composent se déplacent de l'objet qu'elle éclaire vers l'œil de l'observateur, avec un mouvement ondulatoire.

Merlin en 539 après Jésus-Christ, possède une chambre noire à des fins stratégiques, pour observer les mouvements des troupes Saxonnes en guerre contre le Roi Arthur. L'observateur oriente à son escient la vision de la boîte magique, la transmuant du semblant à la démonstration pour éclairer l'esprit. Les dessinateurs et architectes de la renaissance Léonardo da Vinci, Dürer, et plus tard Vermeer, veulent quant à eux utiliser la camara oscura pour transposer le monde sur une planche à dessin, en fixant les perspectives et les lignes de fuite dans un rapport plus juste, créant l'illusion de la troisième dimension et de la profondeur du paysage. C'est la première étape de fixation simple du monde avant la chimie et ses émulsions argentiques.

Contact production

Karinne MERAUD
Tél. : 06 11 71 57 06




Projet


Recette pour un sténopé géant


L'œil du sténopé, ou de la " camara oscura ", laisse passer la lumière par un trou d'épingle vers une chambre noire. Ce phénomène qui se produit aussi au hasard d'un volet mal fermé, d'un rideau percé, ou d'une porte entrebâillée, projette sur le mur d'en face le monde extérieur, reproduisant toutes ses formes et mouvements dans une image de rêve.
Magie de la boîte, outil d'apprentissage et de connaissance, observatoire… œil central.

Mise en Fonctionnement d'une Chambre Noire à Nancy

En pratiquant un trou d'épingle dans une grande boîte, nous verserons, l'extérieur, la ville et ses luminescences, à l'intérieur de la boîte.
Nous appliquerons ce principe en fabriquant un sténopé très grand format.
Ses dimensions importantes, comme une grande armoire, permettront aux curieux de pénétrer dans sa matrice pour voir le monde se projeter sur le mur du fond.
La ville devient fantasme. On peut observer le déroulement de ses mouvements multiples dans une sorte de fantasmagorie décolorée, des premières années de la photographie.


Un comédien habitera à l'intérieur de la boîte

Il évoque dans divers récits la ville idéale. On donnera à entendre des extraits de Gombrowicz, Dos Pasos, Borges... mais encore des textes issus des ateliers d'écriture évoquant un souvenir particulier lié à la métamorphose de certains quartiers de Nancy à la fin des années 50.


La ville et son image brumeuse devient poésie

Cette boîte pourra stationner aux endroits les plus stratégiques, d'où le passant pourra la remarquer. Une place, un carrefour... Mais aussi aux endroits les plus insolites d'où l'on observera un port et ses navires, un très beau paysage, ou l'agitation des heures de pointe sur un quai de gare.
Ce sténopé comporte une option liée à son rôle premier : la photographie. A l'issue de certaines séances on pourra réaliser des photos grand format des paysages observés. Ces photos pourraient faire l'objet en un deuxième temps, d'une exposition.
Derrière l'apparente simplicité technique du sténopé se cache une multitude de possibilités fascinantes. La plus importante est celle qui permet d'approfondir l'observation et la connaissance. L'œil du sténopé est un prétexte pour contempler le monde ; il en fixe les scènes furtives dans un cadre stable à partir duquel la vue reproduira l'expérience du voir. Le regard se pose, le temps se dilate, la perception s'élargit. Cet objet antédiluvien domestique la réalité à sa façon.
A travers cet appareil nos yeux palpent d'autres résonances que celle que nous propose la suprématie des images rapides, pixélisées, propres à être formatées et consommées instantanément. Il nous alimente l'esprit avec un rituel fruste mais particulier: faire le noir, poser le papier, ouvrir le sténopé, révéler l'image… La technique impose des temps et des rythmes lents.
Il existe diverses Chambres Noires de très grand format pouvant accueillir des spectateurs venus voir la ville en réduction. En Espagne à Cadix, Séville, Alcazar de Jerez de la Frontera, à Édimbourg, à la Havane. Elles sont l'œil de leur ville, sur un point culminant permettant d'allonger la vue au delà du " pays " qui les abrite.
Ce dispositif élégamment démodé, tantôt photographique tantôt chambre noire, révèle la ville dans une dimension anachronique. Les arrêtes des toits se font caressantes, les angles des rues deviennent soyeux, les bruits se métamorphosent en espaces lointains et grains de lumière. De notre désir de voir sereinement l'endroit que nous habitons, une relation fantasmée pourrait naître. La ville devient rêve et pure sensation.



Transmutation


Transmutation d'une mémoire par la diablerie du sténopé


Dans Nancy et ses quartiers, nous allons installer un sténopé itinérant.
Il nous servira à traverser un brin d'histoire, à remettre en scène les souvenirs des quartiers disparus et métamorphosés à la fin des années 50, comme le Haut du Lièvre, Saint Sébastien, et les communes voisines que sont Vandoeuvre et Tomblaine. Les années 1960 marquent pour Nancy le début d'une ère nouvelle; peu à peu s'esquisse le visage que l'on connaît de la métropole Lorraine; en effet il semble émerger des chantiers permanents, entrepris en banlieue et au centre-ville.
En matière d'urbanisme, les architectes déclarent avoir fait un "grand pas en avant", avec le quartier Saint- Sébastien, et notamment avec le Haut du Lièvre, la plus longue barre d'Europe. La transformation de ces lieux a été mouvementée. En éventrant des arrondissements entiers dont les édifices tombaient en poussière, quelques milliers de riverains ont été dépossédés de leur habitat passé, déplacés vers la périphérie ou relogés dans les nouveaux édifices sans vie ni histoire.
Nous allons avec les vertus d'un sténopé géant, mettre en route une observation toute particulière de cet événement. En déclinant toutes les possibilités de cet engin mystérieux, nous inviterons la ville actuelle à venir s'espionner par le bout de la lorgnette pour redécouvrir une partie de son passé. Cet appareil nous permettra d'aborder le sujet en élaborant plusieurs actions citoyennes et poétiques, en relation avec les quartiers concernés, les associations de quartier, les partenaires culturels et les publics. L'œil du sténopé sera le filtre qui nous permettra d'interpréter les colorations multiples, contrastées d'une métamorphose dont les artistes et artisans du projet veulent aujourd'hui rendre compte.


Les ateliers de création

Pour la genèse et la mise en route, du projet trois directions principales sont préconisées; les deux premières seront liées au témoignage visuel et à la photographie, ainsi que la création de textes évoquant le souvenir de personnes ayant vécu cet exil.
La parole et le souvenir recueillis auprès des témoins triés sur le volet, seront discutés, mis en forme, traités dans des ateliers d'écriture, ces derniers seront dirigés par François Rodinson. Ils mettront en balance le miroir brisé d'une réalité émiettée dans le passé et la création d'une écriture dramatique dont l'enjeu sera de reconstituer dans sa cohérence poétique l'évocation de cette histoire.
Parallèlement on ouvrira un atelier photographique, dirigé par Eric Dydim pour la fabrication et mise en fonction de boîtes sténopés. Elles seront le trait d'union entre passé et présent. On essaimera dans la ville ces boîtes magiques pour que la modernité de la ville dialogue, s'imprègne de l'image " ancienne ", d'un vécu imaginaire qui dialoguerait avec le passé.

Ces deux ateliers, écriture et photo sténopé, peuvent communiquer, échanger des idées, des impressions ; la perception générale du récit, photographique ou dramatique, pourra s'affiner des expériences des disciplines croisées. Une exposition des images sténopés sera montrée en fin de parcours.

Enfin, la troisième mise en route consiste à fabriquer un sténopé géant, capable d'accueillir le public, un comédien représentera, à l'intérieur du sténopé, les textes des ateliers d'écriture qui auront été choisis pour l'occasion. L'image de la ville sera tamisée par la vision du sténopé géant. Cette boîte pourra stationner aux endroits les plus stratégiques, d'où le passant pourra la remarquer. Une place, un carrefour... Mais aussi aux endroits les plus insolites d'où l'on observera un port et ses navires, un très beau paysage, ou l'agitation des heures de pointe sur un quai de gare.

Ce sténopé comporte une option liée à son rôle premier : la photographie.
A l'issue de certaines séances on pourra réaliser des photos grand format des paysages observés. Ces photos pourraient faire l'objet en un deuxième temps, d'une exposition.

Par la création d'un atelier de photographie de boites sténopés, la mise en place d'ateliers d'écriture interrogeant la mémoire des anciens habitants des quartiers, et la mise en scène de ses histoires à l'intérieur du sténopé géant, le théâtre agit dans ses fonctions les plus nobles : fédérer des publics, en l'invitant au cœur de la création, et donner à connaître, cohabiter, s'infiltrer complètement dans la ville.



Finalité


Finalité du projet

Le projet Sténopé est une façon d’amener le théâtre au gens, de leur raconter des choses sur eux même, de développer une vision nouvelle des lieux quotidiens. Ce qui nous intéresse dans le projet d’Ézéquiel
Garcia-Romeu est le côté ambulant (facile à déplacer), participatif et spectaculaire (un appareil photo géant). Cela nous permet de proposer cette expérience théâtrale dans divers lieux de l’agglomération nancéenne, tout en impliquant la population sur plusieurs mois.

Nous travaillerons avec les structures sociales et les habitants à travers des ateliers (photographie - écriture) pour retracer l’histoire des quartiers, passée et à venir, en collectant des témoignages. Ces récits d’habitants sur leurs vécus et sur la transformation de leur lieu de vie, servira de matière au spectacle.

Dans le cadre du programme « Voix du peuple », favorisant l’accès à la culture des populations dites « fragiles », nous travaillons depuis 10 ans avec les structures sociales de l’agglomération nancéenne. Nous avons développé une relation de confiance avec ces structures. Le Sténopé nous permet de leur proposer un projet nouveau, de grande qualité artistique et dans lequel nous nous impliquons fortement. Le sténopé géant d’Ézequiel Garcia Romeu est un formidable outil pour faire découvrir le théâtre, établir des liens de confiance avec les habitants des quartiers autour de Nancy et de les inviter ainsi à fréquenter les établissements culturels dont ils sont les voisins. Cela nous permettra également d’inciter les structures sociales à développer leurs activités d’accès à la culture.


Moyens artistiques


Ezéquiel Garcia-Romeu
Metteur en scène - Dramaturge - Scénographe


46 rue Bonaparte, 06300 Nice. Tél. 07 70 00 75 40
Email

Né en 1961 à Buenos - Aires
Nationalité française. Bilingue, français – espagnol. Langues parlées : italien. Notions d’anglais et portugais.
Directeur artistique de la compagnie Théâtre de la Massue, Compagnie conventionnée par la DRAC PACA. Soutenue par La Région et le Département des Alpes-Maritimes et la Ville de Nice.

Après des études de guitare classique au conservatoire de Nice, et un diplôme de fin d’études, Ezéquiel Garcia-Romeu crée en 1985 sa compagnie où il exercera ses premières expériences de création. En 1990 il se forme à la mise en scène avec Jean Pierre Vincent.
Après des études de guitare classique au conservatoire de Nice, et un diplôme de fin d’études, Ezéquiel Garcia-Romeu crée en 1985 sa compagnie où il exercera ses premières expériences de création. En 1990 il se forme à la mise en scène avec Jean Pierre Vincent.

Son identité artistique

Auteur de ses propres spectacles, Ezéquiel Garcia-Romeu participe activement à l’exploration de formes nouvelles, situées à la croisée de plusieurs disciplines, et à leur reconnaissance, par le monde du théâtre et ses institutions. Adaptation d’œuvres littéraires, rénovation des classiques et des contemporains, art de la marionnette, scénographie et nouvelles technologies…, aujourd’hui, ces tendances ont trouvé toute leur place dans l’univers du spectacle vivant.
Adaptation d’oeuvres littéraires, rénovation des classiques et des contemporains, art de la marionnette, scénographie et nouvelles technologies…, aujourd’hui, ces tendances ont trouvé toute leur place dans l’univers du spectacle vivant.

Opéra

De 1987 à 2007, il met en scène des opéras pour enfants, dans le cadre des rencontres de chorales pour enfants, projet d’une grande envergure pédagogique et artistique soutenue par le département des Alpes-Maritimes, l’orchestre de Cannes dirigée par Philippe Bender et Alain Joutard : Marcel Landowski, Angélique Ionatos, John Appelton, Daniel Mesguisch, partageront successivement un même espace de création avec ces enfants, mis en scène par Ezéquiel Garcia-Romeu.

Théâtre

En 1998 il coécrit et met en scène avec François Tomsu Aberrations du Documentaliste dont l’interprète est Jacques Fornier, spectacle au 760 représentations ; le succès qu’il rencontre au Festival In d’Avignon, lui fait parcourir le monde et la France. Suivent de nombreuses créations, Micromégas, Ubu Roi, La méridienne, Métamorphoses, Anagrammes pour Faust, Opium… éveillant intérêt et enthousiasme, affirmant le goût d’Ezéquiel Garcia-Romeu pour la rencontre avec le public, encourageant son esprit de recherche. Dès lors, ses spectacles sont programmés au Théâtre National de Chaillot, à l’Odéon, au Théâtre de la Commune, à l’Auditorium du Musée d’Orsay…
Dès lors, ses spectacles sont programmés au Théâtre National de Chaillot, à l’Odéon, au Théâtre de la Commune, à l’Auditorium du Musée d’Orsay…
En 2003, lauréat de la Villa Médicis Hors les Murs, il est invité à la Caserne d’Alousie de Robert Lepage pour créer un laboratoire d’art dramatique lié aux nouvelles technologies.
Son esthétique explore des auteurs comme Voltaire, Jarry, Baudelaire, Valéry, Pessoa et fidélise autour de ses projets des comédiens comme Hervé Pierre, Mouss, Christophe Avril, Jacques Fornier… Il mettra en scène à l’automne 2011, en création au Théâtre de la Commune à Aubervilliers, Banquet Shakespeare, texte d’après les tragédies de Shakespeare, organisé par Laurent Caillon.
Son esthétique explore des auteurs comme Voltaire, Jarry, Baudelaire, Valéry, Pessoa et fidélise autour de ses projets des comédiens comme Hervé Pierre, Mouss, Christophe Avril, Jacques Fornier…
Il mettra en scène à l’automne 2011, en création au Théâtre de la Commune à Aubervilliers, Banquet Shakespeare, texte d’après les tragédies de Shakespeare, organisé par Laurent Caillon.
Ezéquiel Garcia-Romeu à été metteur en scène associé au Théâtre Granit-scène nationale de Belfort (1999-2003), au Théâtre de la Manufacture-Centre Dramatique National de Nancy (2007-2009).

Il est actuellement artiste associé au Théâtre de la Commune, centre Dramatique National d’Aubervilliers.


Compagnie des transports – François Rodinson

Après avoir été l’élève d’Antoine Vitez à L’École de Chaillot, François Rodinson devient assistant à la mise en scène de René Loyon et de Charles Tordjman au Théâtre Populaire de Lorraine de Thionville. Depuis la nomination de celui-ci à la tête du CDN de Nancy Lorraine, il est un partenaire régulier de la Manufacture.
Acteur, il joue auprès de Jean-Louis Martinelli et de Yannis Kokkos. Récemment, il collabore à la mise en scène du Retour de Sade (2005), devient conseiller artistique du théâtre de la Manufacture et professeur au Conservatoire d’art dramatique de Nancy durant deux ans. Il crée sa compagnie théâtrale en Lorraine, La Compagnie des Transports et présente Grand-peur et misère du IIIe Reich de Bertolt Brecht au théâtre de la Manufacture en janvier 2007. En octobre 2007, il crée Classe d’après le texte de Blandine Keller et anime des ateliers pour amateurs et des publics scolaires et étudiants. Il créera La tête de l’homme de Florence Pazzottu en mars 2008 au théâtre de la Manufacture.
Contact : compagniedestransports@gmail.com
Nous souhaitons également impliquer dans le projet d’autres structures culturelles de l’agglomération, autour des ateliers et d’une éventuelle exposition photographique suite au projet :

> Centre culturel André Malraux à Vandoeuvre
> Bibliothèque de Vandoeuvre


Moyens sociaux et culturels

Nous proposerons des ateliers d’écritures et ateliers photographiques en collaboration les structures sociales partenaires :
> Office nancéien municipal des personnes agées
Contact : Maryline Rubini, directrice
> MJC du Haut du Lièvre, Nancy
Contact : Marion Garnier, directrice
> Centre social La Clairière, Nancy
Contact : Christelle Lohez, directrice
> Espace Jean-Jaurès, Tomblaine
Contact : Safia Ihaddadene, directrice
> Centre médico-social de Tomblaine
Contact : Julie Galland
> Centre Communal d’Action Sociale à Tomblaine
Contact : Marie Thérèse Lhommée
> MJC Nomade – Vandoeuvre
Contact : Francine Drouot, directrice
> Association Réponse Vandoeuvre-lès-Nancy
Contact : Astira Vincent, médiatrice culturelle


Moyens techniques et financiers

Le théâtre de la Manufacture, en tant que producteur, mettra ses moyens techniques, organisationnels et financiers à disposition du projet.

L’équipe technique du théâtre sera en charge :
- de la construction de la boîte sténopée
- des montages, démontages et transports de la structure
- de la régie pendant les répétitions et les représentations
Le théâtre de la Manufacture s’engage à mettre ses moyens organisationnels (production, communication, relation avec les publics) à disposition du projet.

Production : théâtre de la Manufacture
Coproduction : théâtre de la Massue
Nous sollicitons le soutien de la Préfécture, de la Communauté Urbaine du Grand Nancy, de la Ville de Nancy, de la Caisse d’Épargne et de Fondations.


Contact production

Administration de Production Karinne MERAUD Tél. : 06 11 71 57 06



Presse


L’EST REPUBLICAIN

31 mars 2009


La boîte à souvenirs

Séquence émotion dans la boîte noire montée au Haut-du-Lièvre, à Tromblaine et à Vandoeuvre. Théâtre sténopé pour restituer des souvenirs de quartiers...
Quelle belle idée! Recuillir les souvenirs d'habitants du Haut-du-Lièvre, de Vand'Est, de Tromblaine, sur la vie des trois quartiers, avant leur minéralisation. Avant l'apparition des tours de béton..Il y a longtemps...
Si longtemps qu'une boîte noire s'avère nécessaire pour restituer le message, transmettre au public d'aujourd'hui ces souvenirs vacillants comme l'image imprécise d'un sténopé. Symbole! et réussite.
Le public est émerveillé par le procédé, une fois à l'intérieur de la boîte noire. [...]
Une quinzaine de spectateurs plongés dans le noir, fixent un drap blanc tendu au sol. Les yeux s'habituent peu à peu à l'obscurité. Une image apparaît. Pâle. Mouvante. Un miroir sur le toit, renvoie vers le drap, par un orifice percé au plafond, le reflet des alentours. Comme un film en direct. Sans caméra.
Ezéquiel Garcia-Romeu, à la guitare, et le comédien François Rodinson, laissent doucement couler les mots, les paroles, restituant les souvenirs de la vie d'avant. Emotion!
Ezéquiel Garcia-Romeu et l'équipe du Théâtre de la manufacture ont enregistré cinq ou six heures de témoignages d'habitants de Vand'Est, de Tomblaine, du Haut-du-Lièvre. Pour en tirer ce concentré d'une vingtaine de minutes, trame de l'histoire contée autour du drap blanc.
Les petits métiers, les artisans, comment les gens se chauffaient au charbon, l'eau qu'il fallait aller chercher à la pompe, dans des brocs, l'univers constituant l'ancien Nancy, comment fonctionnait le tramway, les gens qui élevaient des poules, des lapins, dans leurs jardins...

Quelle distance!

"Les personnes d'un certain âge sont très émues en entendant ces mots. Certaines prennent même la parole. Elles ont envie de faire part de leurs souvenirs personnels. On les laisse parler..."
Ezéquiel Garcia-Romeu colle au plus près des témoignages, restant fidèle aux souvenirs recueillis auprès des anciens habitants.
"On a voulu aussi retracer un cheminement. La transformation d'un mode de vie. Le basculement qui s'est opéré quand ces quartiers sont apparus, dans les années soixante."
Témoignages sur les pots à lait déposés dans les tours, au tout début. Puis les laitiers ont disparu...
Un monsieur parle d'un atelier de tapissier où il travaillait comme apprenti, à Nancy, et de l'atelier qui n'existe plus, et du métier non plus. Quelle distance!
Le sténopé symbolise le passage d'un monde à un autre...
Philippe Mercier



L’EST REPUBLICAIN

10 mars 2009


Les Marionnettes d’Ezéquiel

Metteur en scène, scénographe et marionnettiste, Ezéquiel Garcia-Romeu a adopté la Lorraine. Originaire d’Argentine, il vit avec sa famille à Nice, mais est en résidence au Théâtre de la Manufacture pour la présente saison. On lui doit « Anagrammes pour Faust » présenté l’an dernier. Cette fois il a choisi de travailler dans les quartiers de l’agglomération nancéenne pour recueillir la mémoire de ses habitants et en faire la matière de son nouveau spectacle « Sténopé », qui sera présenté dans les lieux mêmes où il a été élaboré.
A la base : des ateliers d’écriture avec des habitants du Haut-du-Lièvre, de Tomblaine et de Vandoeuvre sur leurs souvenirs d’une période courant de1930 à aujourd’hui. Avec ces bribes de passé, Ezéquiel Garcia-Romeu a réécrit un texte, support de cette mémoire collective et de la vie en Lorraine d’une classe sociale ouvrière. Pas de misérabilisme, mais « une parole généreuse, ouverte, qui communique une énergie positive ». Un texte qui sera dit par François Rodinson dans une gigantesque boîte, un sténopé ou camera oscura, ancêtre de l’appareil photo. Une quinzaine de personnes pourront prendre place à l’intérieur de cette boîte mobile sur le fond de laquelle seront projetées des images de son environnement immédiat. [...]
Didier Hemardinquer



Contact production

Karinne MERAUD
Tél. : 06 11 71 57 06